Il est trop tard pour écrire quelque chose de bon

Il est trop tard pour écrire quelque chose de bon. Il faut entendre « bon » au sens large. Et je n’irai pas jusqu’à dire « intéressant ». Non.

Des brouillons destinés à cette page attendent d’être révisés. De fond en comble. C’est que j’ai la redondance lourde: c’est bien beau corriger dans des cafés, ça ne rend pas ma vie plus palpitante. Non. Et ça rend encore moins la lecture des textes pertinente.

C’est drôle quand même. La plupart des lecteurs qui arrivent tant bien que mal sur cette page ont des maux étranges. C’est ce que je peux en conclure en lisant, dans les statistiques du blogue, les mots qu’ils ont choisis pour effectuer leur recherche. Le titre même du blogue invite à penser qu’il s’agit d’un truc pour manger sainement, et le matin de surcroît. Punaise.

Écrire pour combattre, une fois de plus, l’insomnie: voilà le but de ce blogue. Et si ça peut servir à quelqu’un pour combattre la sienne, tant mieux.

Le vide devant soi

[J]e me retrouvais, le soir, dans une solitude absolue, incapable de la moindre décision, n’ayant qu’une hâte, la dernière bouchée fade avalée, grimper dans l’étage du bus 17, voir défiler ces rues encore sans nom pour moi, rejoindre cette chambre que je m’efforçais de ne pas regarder, une fois que j’y étais entré. (Michel Butor – L’Emploi du temps).

On regarde, tout autour, comme si on cherchait. On regarde, on regarde. On ne voit rien de bon. Si on fait attention quand on regarde comme ça, on s’aperçoit que ce qu’on regarde nous fait mal, qu’on est seul et qu’on a peur. On ne peut rien contre la solitude et la peur. (Réjean Ducharme – L’Avalée des avalés).

Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. (Marcel Proust – Pastiches et mélanges).

Lire, c’est aller à la rencontre d’une chose qui va exister. (Italo Calvino – Si par une nuit d’hiver un voyageur).

J’ouvre les portes / le vide a une fraîcheur inquiète / qui me brouille la vue / j’aurais dû lire en toutes choses / lâcher ta main est le geste le plus long (Corinne Chevarier – Les Recoins inquiets du corps).

Rien n’est plus difficile que de se débarrasser d’un livre. C’est manquer au sacré : le livre, objet précieux, ne peut être jeté : il ne peut être que donné. Malgré tout et pour des raisons diverses, il nous arrive de laisser filer des livres vers des territoires connus (un don à un ami, un prêt oublié) ou inconnus (vente à une librairie, don à un organisme de charité, etc.). Aussi, le livre possède cette beauté physique, matérielle, qui, au creux d’une étagère de bibliothèque, ouvre l’imaginaire, suscite des envies de lecture. Il suffit de visiter un ami pour s’en rendre compte : qui aime les livres s’arrête devant la bibliothèque du lieu visité et rêve aux livres déjà lus ou explorés, aux livres qu’on voudrait lire et aux livres qui titillent le désir de lire (un titre énigmatique, une édition particulière ou appréciée, un auteur qu’on connaît, etc.).

S’il est un geste difficile, se débarrasser d’un livre ne se compare en rien à l’angoissante perte d’un livre aimé. Il m’arrive souvent de vérifier la présence de mes livres préférés, bien alignés sur la tablette du haut, pour me rassurer. Ils sont là, un peu endormis, et m’invitent aux voyages, à la rêverie. Chaque livre se marie à une saison : par exemple, le roman Les Somnambules, d’Hermann Broch, est indissociable de l’automne et du Café Hubert Aquin. Du temps qu’on pouvait fumer dans les cafés de l’université, on y lisait, on y enfouissait les clopes dans le fond du cendrier, on y restait des heures. On lisait surtout, en solitaire, dans la pénombre enfumée. Ce roman de Broch, taché de café – dû à ma maladresse qui me fit renverser mon café sur mon livre tout neuf, transpire l’automne par sa lassitude, sa monotonie. Dans la première partie, Bertrand s’adresse à Elisabeth, éperdue d’amour : « Pleures-tu parce que le parfait est inaccessible? Alors tu as raison de pleurer. […] je rêve de me perdre dans ton étrangeté, je rêve que tu sois l’être définitif et prédestiné » (Hermann Broch, Les Somnambules). L’automne, en se conjuguant à l’amour, éventre l’abîme : ce n’est qu’à ce prix qu’on peut vraiment goûter à l’absolu : chaque respiration reflète alors le sentiment de la perte. Impossibilité d’emplir ce vide. Alors, lire n’est pas un moyen de fuir, au contraire. Lire permet de percer plus loin le mystère de soi, même s’il ne saurait être totalement résolu.

Certains livres, aimés, adorés, ont déserté ma bibliothèque. Quand je me rends compte qu’un livre manque à l’appel, son absence me prend à la gorge, la serre, l’enserre. La douleur vive, irrationnelle, ne s’atténuerait pas par son rachat. On ne pourrait savourer les pages annotées, les passages surlignés. Aussi, tout livre a son histoire propre : c’était peut-être un cadeau reçu, c’était peut-être lors d’une journée pluvieuse passée dans les bouquineries que le livre a été découvert sous une pile de livres poussiéreux, c’était peut-être une personne, inconnue, mystérieuse, qui l’avait conseillé. Et le retour à la maison, le livre enfoui au fond du sac parce que l’autobus trop bondé vous empêchait de l’extraire méticuleusement, était riche d’espoirs. Si je perdais ce roman de Broch taché de café, toute son histoire s’engloutirait dans l’oubli.

En déballant les boîtes de livres, seul, au milieu d’un fouillis incommensurable, tout un monde s’ordonne tranquillement : déménagé il y a peu, j’ai recomposé l’architecture de mes bibliothèques, comme on fait un casse-tête difforme. Soufflant la poussière sur certains, caressant la couverture d’autres, une sorte de plénitude, vide de sens, flottait dans l’espace de la pièce, étrangement minuscule, comme étouffée par le trop plein de boîtes vides et de livres. Écrasé, en raison de la fatigue, sur le sol, j’errais d’un livre à l’autre, les entrouvrant, me demandant sur quelle tablette j’allais les déposer. Une brise, trop calme, trop fragile, berçait les rideaux. C’est en ouvrant ces boîtes que j’ai revu, relu aussi un peu, L’Emploi du temps, L’Avalée des avalés, Si par une nuit d’hiver un voyageur, Les Recoins inquiets du corps, Les Somnambules et bien d’autres. Des livres qu’on aimerait partager, qu’on aimerait lire à haute voix à cette étrangeté inaccessible.

Quand je suis allé me coucher, épuisé, observant les boîtes vides, j’ai éprouvé une sorte de vide: le vide devant soi.

Connerie

De l’autre côté de soi, au-delà de la frontière, c’est tout un anti-espace qui se déploie, qui ne peut être que rêvé. C’est une ombre… le monde de l’Autre.

Pourquoi l’étalement de mon bordel se perpétue jusqu’ici? Sans doute parce qu’il n’y a rien de mieux à faire que de s’étendre.

***

Certains ne lisent pas les classiques. Et c’est tant mieux: cela donne de l’ouvrage à la poussière et aux rayons de bibliothèque.

Des fois

« Il faisait beau et clair, un temps de vrai printemps humide, avec un ciel encore assez bleu parmi les nuages effilochés, avec le soleil moite haut encore sur l’horizon, faisant briller le plumage tout neuf des jeunes tilleuls qui s’ébrouaient dans les petites rues, le pelage brun, jaune, violet des touffes de giroflées dont le parfum luttait contre celui de la fumée […] » (BUTOR, Michel, L’Emploi du temps, p. 75) de la ville.

Chaque fois que je les relis, les phrases de ce roman tissent violemment cette toile enivrante, ce je-ne-sais-quoi qui vient m’habiter, l’errance des pensées à travers les mots. Je ne peux m’empêcher de rêver d’un ailleurs en lisant ce « faux » journal de Revel, prisonnier de la ville de Bleston, une ville qui fout le cafard, une ville ténébreuse, sale, poussiéreuse, que même le printemps n’arrive à nettoyer. Que dire aussi de ses dédales dans la ville, de son arrivée à Bleston en pleine nuit, de sa solitude, de l’ennui, de sa chambre minuscule, dans laquelle, seul, il écrit.

Au Café, ce matin, j’observais, entre deux moments de lecture d’un bouquin de Chomsky, lire ou discuter ceux qui occupaient le même espace. Il faisait soleil à ce moment. J’ai pensé à Revel, à Butor. J’ai terminé mon café froid, d’un trait. Je suis sorti en vitesse, me suis allumé une cigarette. Comme Revel, je me suis senti étouffé par la ville, dont les protagonistes du Café constituaient pour moi sa plus illustre métaphore – ces solitudes inaccessibles à moins d’enfreindre les règles les plus élémentaires du civisme citadin, et j’avais envie de renouer avec ce bouquin, comme on renoue avec un vieux copain.

Revel décrit, dans son journal, ce ciel de tristesse et d’ennui qui ressemble étrangement au ciel de Montréal des derniers jours, sinon des dernières semaines : « […] le soir, le ciel est devenu semblable à une lame d’aluminium sale » (Butor, p. 61). Des fois, j’aurais envie de percer ce ciel à grands coups de bâton comme on crève un ballon d’eau. Des fois.

Une vie en écharpe

Une vie en écharpe
En lambeaux de papier
Ça égratigne
Ça voudrait hurler
Mais ça ne hurle pas
Ne saura jamais

C’est peut-être ça étreindre le vide

Microfiction

Je ne m’attendais à rien, c’est ce qui m’a surpris.

Par la marée avalé

C’est à force de fièvre
Qu’on meurt d’un bout à l’autre du présent
C’est parce qu’on ne sait pas nager
Qu’on préfère s’allonger
Gueule ouverte
Par la marée avalé

Tu effluves l’ivresse

Tu effluves l’ivresse
Des nuits
Des câlins impromptus
Pris au vol

Ton absence s’étale
Écrasante

Mille prières pour m’enrober à toi
Je désintègre l’instant

Bras dépouillés voûtés pulvérisés

bras dépouillés voûtés pulvérisés
que la mémoire tremblante de ta nuque
dans le cadrage des souvenirs forgés
que la chaude caresse ratée
dans l’espace des nuits sans toi
que les plis de tes yeux souriants
j’orbite dans l’instant
j’orbite dans les amitiés fragiles
j’orbite dans l’oubli volontaire
j’orbite pulvérisé voûté résigné

Mes cils portent tes yeux

mes cils portent tes yeux
tu vis seule les instants
tu trafiques les embouteillages
tu navigues absente le silence

les mots éventrés s’éternisent
à la porte de ma bouche
dernier souffle maquillé en bonheur
en sourires en éclats

premier aveu gît mort-né
un chuchotement expirant
le cliquetis
terrifiant l’horloge

Des douleurs insoumises

Des douleurs insoumises la lune fauve roussie m’avale
La volupté de l’orage écarte le gris trempé des nuages
Éblouis des rideaux de feuilles brûlent
Qui n’a pas vu les rivières de soleil
embraser la nuit des villes occupées
La craquelure saillante balbutiante bouillante
se lézarde zigzague
Au fil la mémoire sillonne les recoins élancés tiraillés
de nos corps emmêlés enfiévrés corps abandonnés
éclairs impromptus des souvenirs vite oubliés
Les nuits l’impossibilité de renaître à tes côtés
M’arracher les ongles pour éventrer l’orage le cri la solitude

Je broie les mots lactés la fièvre

Je broie les mots lactés la fièvre
goûte le rythme d’une parole qui a la force du ressac
les phrases filiformes grisaille les certitudes pulvérisées
J’aspire le grincement des syllabes dures
étrange algèbre aligner les mots
l’hapax échappe à l’entendement étrangle l’état de stupeur qui charme sans cesse le moi au-delà du moi
Comme si un mot éphémère parvenait jusqu’à moi et me chantait ses secrets
J’échappe l’innommable se redresse et reprend sa cavale

Étirer l’heure

Étirer l’heure
Me lover à toi
Se contenter d’un morceau de sucre cassé
Du bout des doigts
Et te bécoter sauvagement
De mes lèvres tout miel
Et rire sous les couvertures

Chuchoter murmurer
Pour mieux reclure
L’implosion d’un bonheur somnambule

Sur la table

Sur la table
l’ombre surannée de l’ombre surannée
un sourire faussement dérobé
des éclats de rire engloutis
une solitude volée

Enchevêtrer les destins
hosanna triste soufflant
je hasarde immensément

C’est cadeau, mais pas très original – c’est du pastiche, un peu, beaucoup, à la sauce BBQ (la suite 2)

Chapitre 4+

Là où le héros du récit fait son entrée, tardivement, et au « je »

Le vent d’une nuit d’été, qui échappait malencontreusement à la courbe médiane des beaux jours (le lecteur comprendra plus tard l’importance de cet heureux détail), chagrinait à travers les feuilles des arbres et portait jusqu’à moi un parfum d’effroi docile, et un frémissement s’engagea sous ma nuque au moment même où j’accomplissais une besogne urgente. Pendant que je réfléchissais, meurtri d’appétitions, à ces élucubrations prosaïques, tout en urinant (adroitement) dans une ruelle qui m’était jusqu’à lors inconnue – les méandres des besoins nocturnes étant ce qu’ils sont forcent parfois l’homme à emprunter les chemins les moins fréquentés*, une vieille dame vociférait à travers la fenêtre de son logis modeste et sans vanité. Alertée sans doute par le doux tumulte de cette rigole apaisante, la vieille dame constipée – sans aucun doute – menaçait d’envoyer son « gros gaillard de fils » me porter secours. Étant donné que je n’avais qu’une envie (dormir) et que la perspective d’un duel inéquitable ne m’enchantait guère – pardonnez cette fausse infatuation, je quittai les lieux non sans avoir assouvi mes besoins primaires et, en guise d’excuses conciliantes, je lui esquissai un dernier sourire qui laissait entrevoir mon hygiène buccale négligée, brièvement exposée lors de mon passage sous un lampadaire, qui prenait racine à proximité de ce galetas ravissant.

Quand la vieille dame referma les rideaux, j’étais déjà loin.

Réduit depuis quelques années à la paupérisation de ma personne en raison de circonstances qu’il ne convient pas de relater à ce moment du récit, j’étais, ce soir-là et comme les autres, à la recherche d’un endroit convenable, à l’abri des regards indiscrets – afin entre autres d’éviter tout rififi relié (ou non) à la bouteille de rouge que j’avais sous le bras, fruit d’un larcin digne de Robin des Bois – qui serait (l’abri) sec et, ad libitum, propre. Vivant non pas d’amour et d’eau fraîche, comme certains branleurs pourraient le penser, mais bien de petits jobs irréguliers autant pour le compte de violateurs du droit criminel et/ou** public que celui des policiers, j’avais fait, si je puis le dire sans endiguer ma fierté, les 400 coups sans trop me faire prendre et à l’occasion en ayant droit à un bain et à un lit chauds.

Cependant, mes aventures me forçaient désormais à fuir ceux que j’avais côtoyés autrefois, les premiers pour avoir compris que je jouais double jeu et les autres par pure frivolité administrative. Tout cela me confinait désormais à la clandestinité et, surtout, à la vie de bohème que tant d’êtres sur terre envient et vénèrent.

Je déambulai ainsi, sans trop réfléchir, jusqu’au matin, et non sans avoir dévissé le bouchon de la bouteille de rouge. La portant de plus en plus maladroitement à ma bouche, je la laissai choir et c’est dans l’humilité et la confusion que je m’endormis au fond d’un cloaque.

(***)

Lorsque mes yeux parvinrent enfin à le voir sans le distinguer nettement, ma surprise était déjà en grande partie consumée puisque le type en question, dont l’identité était encore trouble à ce moment mais dont la voix me disait vaguement quelque chose, avait eu la gentillesse de m’annoncer sa visite à grands coups de pied dans les côtes. Même si le dur apprentissage de la douleur était parfaitement maîtrisé chez moi, ce bref mais marquant rappel me soumit à ses moindres paroles et me fit abdiquer: toute tentative de rébellion était vaine, et je pris les aisances de la position fœtus. Si certains avanceront un certain manque de courage, j’ajouterai, à ma défense, que les effets de l’alcool ne s’étaient pas encore dissipés totalement et que mon poignet droit me faisait atrocement souffrir, corollaire d’une tendinite rarissime, intraitable, qui ne pouvait être guérie qu’à force d’une discipline de fer dont le protocole consistait pour l’essentiel à éviter les mouvements brusques du poignet et autres avatars du genre.

Rapidement mes pieds ne sentirent plus tout à fait le sol sur lequel ils devaient normalement reposer, mes narines, elles, goûtèrent la puissance de deux doigts jaunis par la cigarette qui pénétraient séparément l’un des deux orifices. La puissance de cette masse dissymétrique qu’on pouvait nommer « être humain », sans trop courbaturer le sens du mot « vérité », était indéniable : le contraindre ou, à tout le moins, l’inviter à l’adoption d’un comportement plus approprié à ma personne paraissait difficile, puisque outre ses deux doigts qui semblaient vouloir fouiller, ipso facto,  ce qui me restait de dignité, le reste de sa main assujettissait à sa virilité la mobilité de ma bouche, qui faisait, au fond et sans entrer dans des détails trop techniques, office de levier. Les questions qu’il posa restèrent  sans réponse parce que d’abord je me trouvais dans la fâcheuse position sus-décrite et ensuite parce que les mots « prononciation » et « articulation » ne devaient pas faire partie de son vocabulaire.

Suite de quoi l’interrogatoire se métamorphosa en joute pugilistique. Si la puissance de son bras droit me fit comprendre les dangers de l’apesanteur, celle de son bras gauche me fit visiter le pays de Morphée, un pays fait de peluches, de caresses et de gâteaux au chocolat.

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+ Le chapitre 3 devrait arriver bientôt. Je sais, c’est manquer au sacré narratobidon, mais bon, c’est comme ça.

* Si tu crois que je fabule, tu iras lire Le Chemin le moins fréquenté, du Dr Scott Peck, livre que j’ai trouvé au hasard dans une mauvaise voiture, temple immémorial du Savoir. Et si ça te fout le vague à l’âme, tu liras, avec circonspection, la suite dudit livre cité dans la phrase précédente : Plus loin sur le chemin le moins fréquenté.

** Le lecteur le plus attentif aura sans doute remarqué l’emploi désormais critiqué du fameux « et/ou ». Allez, faucon des mots, vole comme tu n’as jamais volé et cours à la recherche d’une autre coquille.